L’Egypte, la Grèce et Chypre ont considéré que les mémorandums d’entente signés, novembre dernier, entre le régime turc et le gouvernement d’union nationale libyenne de Fayez Al-Sarraj constituent une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et du Droit international.
Dans leur Déclaration finale issue de leur réunion tripartite, les ministres des Affaires étrangères égyptien, grec et chypriote ont estimé que ces mémos sont de nature à saper la stabilité dans la région, et, ceci dit, ils les ont qualifiés de nuls et non avenus.
Et de renchérir que cet accord turco-libyen viole également les droits souverains d’autres pays et ne respecte pas le droit des mers. Les trois chefs de la diplomatie ont réitéré l’importance de respecter la souveraineté totale de tous les pays sur leurs eaux territoriales en Méditerranée.
A cet égard, l’Egypte, la Grèce et Chypre ont violemment dénoncé les pratiques turques dans la zone économique et dans les eaux territoriales de Chypre.
Les ministres des Affaires étrangères des trois pays riverains de la Méditerranée ont appelé la Turquie à cesser dans l’immédiat ses explorations illégales.